Abus de faiblesse, ne pas se faire avoir!

Les personnes âgées, malades, infirmes ou isolées sont des proies idéales pour des gens malhonnêtes et sans scrupule. L’abus de faiblesse existe et fait beaucoup de victimes.

 

Une pression exercée évidente

Les femmes âgées qui vivent seules sont les premières victimes de l’abus de faiblesse. Cette infraction est constituée lorsqu’une personne profite de la faiblesse et de la vulnérabilité d’une autre pour obtenir quelque chose.

Cela peut être le petit fils qui, pour obtenir une procuration sur le compte, fait pression lui permettant d’avoir accès au compte de sa grand-mère. Un vendeur qui vend une encyclopédie en 30 volumes à une personne qui en possède déjà une. Un médecin qui tire avantage de la maladie de son patient pour lui racheter sa maison à un prix dérisoire. un plombier qui fait payer sa prestation à un tarif 4 fois plus élevé que l’usage.

 

Prouver l’abus de faiblesse

Selon l’article 223-15-2 du code pénal, « l’abus de faiblesse est l’abus frauduleux de l’état d’ignorance ou de la situation de faiblesse soit d’un mineur, soit d’une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son usage, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de son auteur, soit d’une personne en état de sujétion psychologique ou physique résultant de l’exercice de pressions graves ou réitérés ou de techniques propres à altérer son jugement, pour conduire ce mineur ou cette personne à un acte ou une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. »

 

Saisir la justice

Quelles preuves fournir?

Il sera nécessaire d’avoir des témoignages, un rapport d’expertise médicale, le jugement mentionnant que la victime est sous tutelle… Bref, tout document pouvant servir à attester la vulnérabilité de la personne responsable de l’abus connaissait la fragilité de la victime et que cela a représenté pour elle un dommage grave : perte d’argent, bijoux, objet de valeurs ect…

Règlement à l’amiable

Avant de vous lancer dans une procédure judiciaire, mieux vaut d’abord tenter un arrangement à l’amiable : faire annuler le contrat signé, obtenir réparation du préjudice, contacter la Direction Départementale de la Consommation, Concurrence et Répression des Fraudes (DGCCRF). Si la démarche n’aboutit pas, la victime devra se tourner vers la justice.

Saisir la justice : Comment faire?

  • En premier lieu, la victime peut choisir de porter plainte au commissariat.
  • L’autre solution consiste à s’adresser directement au procureur de la république en lui envoyant une lettre recommandée avec avis de réception. En l’absence de réponse, dans un délai de 3 mois, la personne est autorisée à se constituer partie civile, ce qui a pour conséquences d’obliger la justice à mener une enquête. Cette hypothèse est favorable à la victime puisqu’elle est sûre que sa plainte et son dossier seront finalement examinés.

Conseils pour éviter l’abus de faiblesse 

Si vous êtes de la famille, prenez des nouvelles de la personne, vérifiez ses comptes régulièrement. Bien expliquer à la personne de ne pas ouvrir sa porte aux démarcheurs. En cas de souscription de contrat, bien lui dire de ne rien signer pour le moment, ne pas donner tout de suite, ni de chèque antidaté et vérifiez les coordonnées du vendeur.

4 Comments on Abus de faiblesse, ne pas se faire avoir!

  1. VICTIMES D’ARNAQUES SUR INTERNET

    Vu les nombreuses plaintes sur les forums et témoignages des victimes d’arnaques, nous constatons que ces derniers temps, il y a des victimes tous les jours et nous sommes sûr que d’autres se font avoir et ne disent rien par honte. Il faut absolument que toutes les victimes d’arnaques sur internet portent plainte. En ligne, cela ne prend que 5 minutes et la confirmation de la police Interpol n’est pas compliquée.IL FAUT LE FAIRE…

    Bon courage.

  2. Votre article met en évidence des pratiques très habituelles en banque, je vends des accessoires fait main et ma banque applique des abus comme vous le décrivez, je suis content de lire un article qui met en garde

  3. je me suis faire escroquer sur internet aider moi svp

    je suis Catherine agée de 50 ans ,J’ai rencontré sur un site de rencontre un homme Italien du nom de olivier larousse ,et nous avons échangé nos skype pour mieux discuté.Tout allait bien entre nous, et je suis tombée amoureuse de lui, après un mois de conversation, il m’a dit qu’il partait en Afrique précisément en cote d’ivoire pour le boulot une fois dans ce pays, il a eu un problème avec la voiture de location qu’il avait loué, car elle était volée alors il devait payer une amende de 5.800 Euros, mais il n’avait pas cette somme, c’est alors qu’il m’a demandé de lui prêter cette somme, Alors j’ai pas hésité de lui envoyez l’argent par mandat Western Union la semaine qui a suivi, il m’a encore demandé une somme de 8.200 Euros, car il venait de se faire agresser,je lui ai encore envoyé de l’argent cela me paraissait vrai que je me suis laissé manipulé.Ensuite, il me demanda encore une somme de 1800 Euros, car il devait payer sa chambre d’hôtel, car ont lui menaçait de le jeter à la porte-là, j’ai commencé à douter de sa sincérité alors j’ai exposé mon cas à un collègue de travail qui ma mise en contact avec un inspecteur de police Interpol qui m’a beaucoup aidé.En effet, il m’a démontre que s’était de l’arnaque alors il m’a aidé a tracer un piège a ses escrocs en mettant la main sur lui et au finish à me faire rembourser tout mon argent perdu avec un intérêt du double au triple .Alors n’hésite pas a l’envoyez un mail si tu est aussi victime d’arnaque sur internet il saura quoi faire pour vous aidez

  4. SOUS DIRECTION DE LUTTE CONTRE LA CYBERCRIMINALITE // 30 mars 2017 á 15 h 35 min // Répondre

    Chers internautes
    Malgré les multiples interventions des différentes cellules, nous avons constaté avec regret que la liste des victimes de cybercriminalité s’accroit .L’échange massif de données sur internet a entraîné l’apparition de nouvelles infractions. Pour répondre à cette nouvelle cybercriminalité, la Police Nationale Française dispose désormais de 389 investigateurs en cybercriminalité (ICC) installés un peu partout dans le monde entier, coordonnés entre eux et formés par la Sous-Direction de la Lutte Contre la Cybercriminalité (SDLCC) pour soulager les peines des populations victimes de la cybercriminalité. Alors nous appelons à la vigilance de tous les internautes, et demandons à toute personne victime de saisir la SDLCC afin qu’elle vous aide à mettre la main sur vos escrocs et les confier à la justice pour que vous soyez remboursés.

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