Mal Logement : Pourquoi autant en France?

3.5 millions de personnes sont toujours mal logés ou sans-abri en France. Le mal logement ne fait qu’augmenter depuis 60 ans. Comment sommes nous arrivés à une telle situation en France?

La situation atteint un tel point de non retour que les politiques économiques semblent s’être totalement désintéressées de ce problème.

Mal Logement : Pourquoi autant en France

Mal Logement : Une politique du logement basée sur la défiscalisation

Bercy (ministère de l’économie et des finances) maitrise désormais la plus grande partie de la politique du logement en France par une stratégie de défiscalisation des logements qui sont inadaptés aux besoins de la population. Cette politique, non seulement, coute cher à la France et a favorisé la rente foncière depuis les lois Barre des années 1970. Cette rente foncière a été captée par une partie de la population au détriment des plus démunis. Ce fait est déploré par la sénatrice et ancienne secrétaire d’État au logement Marie Noëlle Lienemann.

 

Mal Logement : Décalage entre les prix de l’immobilier et les revenus des ménages

En laissant le pouvoir du logement au marché, l’État en effet laissé les prix du foncier augmenter de manière vertigineuse. Depuis les années 1970, le foncier a augmenté de plus de 500%, soit beaucoup plus que les salaires.

Il y a donc eu un décalage entre les prix de l’immobilier et les revenus des français et cela a perturbé la capacité du pays à construire des logements.

 

« Avec l’emballement des prix de l’immobilier, et notamment du foncier, certains ménages ne peuvent plus se loger ou déménager pour se loger dans des appartements qui correspondent à leurs besoins » constate Christine Rifflart, économiste à l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques (OFCE)« .

 

Mal Logement : Impuissance de l’État

La crise économique de 2008 n’a fait qu’empirer la situation avec la multiplication des situations de chômage et donc les situations de mal logement.

« Il faut prévoir ou l’on doit construire dans les 5 à 10 ans et quantifier le nombre de logements à produire » propose Marie Noëlle Lienemann. « L’État doit être plus volontaire sur le foncier pour produire massivement des logements variés , en concentrant les aides sur les logements à bas cout. » ajoute-elle.

 

Le logement, meilleure arme publique pour maitriser les prix

« Avant l’adoption de la loi SRU, qui a imposé 20% à 25% de logements sociaux dans les communes , il y avait clairement une absence de mobilisation de l’État dans ce domaine » selon Christine Rifflart.

Depuis la situation s’est améliorée même si certaines communes préfèrent payer des pénalités plutôt que de respecter les quotas de la SRU.

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