Comment gérer un compte joint ?

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Le compte joint renvoie à un compte bancaire possédé à plusieurs. La plupart du temps, les co-titulaires constituent un couple ou appartiennent à la même famille.

Toutefois, d’autres situations peuvent mener à cette ouverture de compte. S’il présente des atouts, gérer un compte joint n’est toutefois pas facile.

En effet, les inconvénients sont nombreux, notamment sur le plan juridique. Voici comment réussir à maîtriser ce compte bancaire à plusieurs.

Gérer un compte joint entre plusieurs personnes

gerer un compte joint efficacement

L’ouverture d’un compte joint permet avant toute chose de gérer les ressources d’un couple ou d’une famille.

Pour faciliter son utilisation, vous pouvez choisir entre les formules suivantes :

  • Donner le pouvoir à l’un des deux co-titulaires pour toute opération sur le compte
  • Limiter les décisions puisqu’elles devront obligatoirement être conjointes. Aucune opération n’est possible sans le consentement du ou des autres titulaires.

Réserver le compte joint aux dépenses communes

Pour gérer un compte joint sans générer des tensions, il est préférable qu’il ne serve que pour couvrir les factures courantes du ménage.

A côté, chacun peut conserver son compte individuel pour des dépenses plus personnelles.

L’achat de vêtements ou de cadeaux évite de toucher aux fonds communs et de développer des querelles.

Des règles sont utiles pour décider quelles sont les frais qui seront réglés en commun.

Electricité, loyer, téléphonie, les dépenses récurrentes sont en général réglées à partir du compte joint.

Dresser une liste complète permet de réaliser les repérages nécessaires afin de gérer au mieux son compte commun.

Un seul titulaire gère le compte en commun

Pour faciliter la tenue du compte joint, il est préférable qu’un seul des co-titulaires se charge du budget.

Il pourra contrôler les dépenses et veiller à ce que les prélèvements soient bien honorés.

Bien entendu les décisions feront l’objet de discussions. Les informations et les ressources sont partagées mais seul le gestionnaire veille au bon fonctionnement du compte joint.

Un partage équitable entre les revenus de chaque co-titulaire

Bien entendu, pour bien gérer un compte joint, chaque co-titulaire doit participer en fonction de ses revenus.

Le principe de prorata doit être mis en place afin d’assurer une égalité entre tous. Tout diviser par deux n’est pas forcément équitable.

Gérer les imprévus pour mieux maîtriser le compte en commun

Si les dépenses courantes sont en général bien maîtrisées, les extras peuvent mettre à mal l’équilibre du compte joint.

Le plus simple est de réserver une certaine somme aux imprévus. Factures supplémentaires et petits plaisirs seront ainsi pris en charge sans culpabiliser.

Enfin, la confiance mutuelle est indispensable afin de confier les finances à une personne en particulier.

Il faut également être certain que les autres co-titulaires ne vont pas multiplier les dépenses inutiles.

Si le doute persiste, il est préférable d’éviter l’ouverture d’un compte joint et de gérer ses dépenses depuis son compte courant individuel.

La responsabilité de chaque titulaire du compte en commun

Gérer un compte à deux ou à plusieurs signifie comprendre que chaque titulaire accepte d’être responsable pour toutes les dépenses générées.

Qu’il en soit à l’origine ou pas, chaque signataire devra assumer les conséquences des différentes opérations.

Par exemple, une interdiction bancaire touchera sans distinction l’ensemble des titulaires du compte joint.

Toutefois, les titulaires peuvent décider de ne désigner qu’un seul responsable en cas de problème.

Pour pouvoir bénéficier de ce type de spécificité lorsque vous décidez de transformer votre compte joint, vous pouvez en parler avec votre conseiller.

Vous devrez alors décider de gérer un compte joint indivis.

Les opérations du compte joint

Tous les titulaires du compte joint peuvent utiliser les moyens de paiement mis à leur disposition.

Il s’agit notamment des chéquiers qui correspondent à ce compte commun. La carte bancaire, de son côté, reste nominative.

La banque préfère en général cette précaution pour éviter les différends entre les co-titulaires.

Pour gérer un compte joint au mieux, les organismes bancaires autorisent également à modifier la convention signée entre tous les titulaires.

Vous pouvez ainsi ajouter une double signature, une double autorisation ou modifier la responsabilité de chacun.

Toutefois, vous devez respecter un préavis de deux mois pour tout changement. Ce délai est indispensable avant d’obtenir la mise en application des termes du compte joint.

Si toutes les parties ne sont pas en accord, la banque pourra décider de clôturer le compte joint. Cette issue peut également être envisagée lorsque la gestion devient trop complexe.

Fermer un compte joint

Lorsqu’il n’est plus possible de gérer un compte joint efficacement, la fermeture pure et simple peut être la solution.

Pour pouvoir fermer ce compte, vous devrez transmettre un courrier recommandé avec accusé de réception à votre établissement bancaire.

Lorsque le solde est créditeur, ceci signifie que vous êtes en droit de retirer les sommes restantes avant la fermeture définitive du compte en commun.

Sachez toutefois que chaque co-titulaire devra signer une autorisation pour cette opération.

Cette précaution garantit qu’aucune des parties ne pourra vider le compte bancaire au détriment des autres.

Par contre, lorsque vous êtes débiteur, c’est-à-dire lorsque votre solde est négatif, la fermeture de ce compte joint est impossible.

La banque va d’abord vouloir récupérer les sommes dues. Vous devez donc rembourser l’intégralité des dettes.

Une fois cette opération réalisée, vous allez pouvoir passer à un compte individuel ou indivis pour faciliter votre gestion.

Comment gérer un compte joint en cas de décès d’un des titulaires ?

La convention signée auprès de la banque prévoit des dispositions spécifiques pour le décès.

Elles dépendent des caractéristiques choisies, notamment lorsque les co-titulaires ont opté pour une inclusion avec des doubles signatures et autorisations ou une séparation des pouvoirs.

  • Lorsque le compte commun comporte la mention « et » pour les opérations, le compte sera bloqué en cas de décès
  • Quand la mention « ou » a été choisie, le compte joint peut continuer à être utilisé même après le décès d’une des parties. En effet, la signature du titulaire décédé n’est pas nécessaire pour effectuer ses opérations courantes.

Quelle que soit la situation, sachez toutefois que les héritiers ont la possibilité de demander un blocage du compte.

Tant que la banque n’aura pas transmis un solde de tout compte pour un partage validé par un notaire, le compte joint ne pourra plus être utilisé.

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