Lorsqu’il signe une offre de prêt immobilier, l’emprunteur doit souscrire une assurance de crédit. Cette assurance protège à la fois l’établissement prêteur et l’assuré car, en cas de coup dur, elle prévoit la prise en charge de tout ou partie des mensualités.

Les risques couverts par l’assurance emprunteur

La plupart des banques exigent que l’assurance de prêt immobilier puisse couvrir l’emprunteur et sa famille en cas de décès, de perte totale et irréversible d’autonomie, d’invalidité et d’incapacité temporaire de travail. A ces garanties obligatoires peuvent s’ajouter des garanties facultatives comme la perte d’emploi.

Le questionnaire de santé

Pour souscrire un contrat d’assurance de prêt, le futur propriétaire doit remplir un questionnaire de santé. Ce document permet à la compagnie d’assurance d’évaluer son niveau de risques.

Ainsi, il comprend plusieurs questions en rapport avec sa profession, son état de santé, ses loisirs et son mode de vie. S’il estime que ces éléments ne suffisent pas à faire une proposition d’assurance, l’assureur peut demander la réalisation d’examens complémentaires.

Ensuite, celui-ci peut accorder une couverture au tarif normal, proposer une offre assortie d’une surprime et/ou des exclusions de garanties, ou tout simplement refuser de vous assurer.

Dans ce dernier cas, il faudra faire une demande auprès d’un autre assureur. En effet, chaque compagnie d’assurance fixe ses propres conditions, les écarts de prix peuvent donc varier fortement.

Combien coûte une assurance de prêt immobilier ?

Le prix des garanties choisies dépend des sociétés d’assurance et du type de contrat. Certaines fixent leurs tarifs sur la base d’un pourcentage du capital emprunté alors que d’autres se réfèrent au pourcentage du capital restant dû. Enfin, quelques compagnies d’assurance calculent un tarif spécifique à la situation de l’emprunteur, avec une prime différente pour chaque mensualité.

Dans ces conditions, il est difficile d’y voir clair et de comparer les contrats. Le plus simple est d’examiner le taux annuel effectif global (TAEG) qui tient compte du montant des intérêts, les garanties et frais bancaires proposés ou le taux annuel effectif de l’assurance (TAEA) qui correspond au seul coût de l’assurance.

Pour rappel, depuis 2010 et l’entrée en vigueur de la loi Lagarde, il est possible de choisir un contrat d’assurance de prêt individuel à une condition : le nouveau contrat doit offrir des garanties au moins équivalentes au contrat de groupe. Dans le cas contraire, la banque se réserve le droit de refuser le changement d’assurance.

L’assurance emprunteur : comprendre rapidement le principe
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