Les raisons de contracter une assurance vie en complément du système de prévoyance retraite en Suisse

Dernière mise à jour effectuée le

Que vous soyez résident en Suisse ou salarié dans ce pays, ce qui est souvent le cas des travailleurs frontaliers, vous êtes tenus de cotiser pour votre retraite au niveau des deux premiers piliers.

Vous avez également la possibilité d’augmenter significativement le montant de votre rente en souscrivant une assurance vie facultative (pilier 3).

Les particularités des deux premiers piliers de l’assurance prévoyance retraite en Suisse

Le principe de la prévoyance en Suisse repose sur trois piliers.

C’est surtout l’assurance vie troisième pilier Suisse qui va vous donner la possibilité de vous assurer des ressources qui viendront compléter celles du système de prévoyance obligatoire.

Pour mieux comprendre comment fonctionne l’ensemble de ce système, nous commencerons par un rappel sur les deux premiers piliers.

Le premier pilier de la prévoyance retraite

Tout salarié, qu’il réside en Suisse ou qu’il soit un travailleur frontalier peut bénéficier de la retraite dès l’âge de 64 ans pour les femmes et 65 ans pour les hommes.

Le salarié est obligatoirement assujetti à l’AVS (Assurance Vieillesse et Survivants). L’article constitutionnel pour la mise en place de cette assurance date de 1925.

Cependant, les premières prestations n’ont été versées qu’à compter du 1er janvier 1948, date de son entrée en vigueur.

Cette couverture sociale est une prévoyance étatique au même titre que l’AI (Assurance Invalidité), les PC (Prestations Complémentaires) et l’assurance maternité.

Cette assurance a pour objectif de donner la possibilité à tout travailleur de se retirer de la vie professionnelle tout en conservant une certaine sécurité matérielle.

En cas de décès, elle est également destinée à éviter aux survivants de se trouver dans une situation financière trop précaire.

Le financement de ce premier pilier est assuré à la fois par les employeurs, les salariés, la Confédération et les cantons.

Les cotisations sont directement prélevées sur le salaire. Cette forme de prévoyance est un système solidaire de répartition.

Ce sont les cotisations versées par les actifs qui permettent le financement des pensions attribuées aux retraités actuels. C’est une forme de solidarité intergénérationnelle.

Le montant de la rente perçue sera calculé en prenant en compte les années de cotisation et le revenu annuel moyen pendant ces mêmes périodes.

Cette pension représente environ 40 % du dernier revenu, ce qui est considéré comme le minimum vital.

Certaines bonifications peuvent être appliquées pour l’éducation des enfants ou la prise en charge d’ascendants ayant besoin de soins.

Enfin, étant donné qu’il existe en Suisse un partage des revenus (splitting), les rentes calculées sur les années civiles de mariage AVS ou AI sont réparties par moitié entre les conjoints.

Le deuxième pilier de la prévoyance retraite

Si le premier pilier est une prévoyance publique, il n’en est pas de même pour le deuxième pilier, qui est une prévoyance professionnelle.

Elle est obligatoire pour tous les salariés qui sont soumis à l’AVS, dès l’âge de 17 ans, si leur revenu annuel dépasse 21 330 CHF (pour l’année 2019) et sous réserve qu’ils travaillent plus de 8 heures dans la société qui les emploie.

Jusqu’à l’âge de 24 ans, ils ne bénéficient que d’une couverture décès et invalidité. Ce n’est qu’au-delà qu’ils cotisent au titre de la rente vieillesse.

Pour tous les travailleurs qui sont indépendants ou qui sont en possession d’un contrat de travail qui ne dépasse pas trois mois, il est possible d’adhérer à cette prévoyance professionnelle en versant des cotisations volontaires pour une assurance minimale.

Au moment du départ à la retraite, le montant de la rente perçue n’excédera pas 60 % du dernier revenu, y compris les sommes reçues au titre de l’AVS.

Le troisième pilier de la prévoyance retraite

Ce troisième et dernier pilier est une assurance privée facultative qui offre la possibilité de vous constituer un capital.

Il s’agit d’un système de prévoyance qui s’apparente à une assurance vie.

En choisissant cette formule, vous pourrez ainsi compléter les deux premiers piliers de prévoyance retraite pour atteindre 100 % de votre dernier revenu.

Cette prévoyance privée permet de bénéficier d’intéressantes déductions fiscales. Le troisième pilier existe sous deux formes (3ème pilier lié ou 3ème pilier libre).

Troisième pilier lié (3a)

Il est ouvert pour tous les travailleurs, salariés ou indépendants, qui demeurent en Suisse ou dans un pays frontalier.

Il est valide jusqu’à l’âge de la retraite. Toutefois, pour ceux qui prolongent leur activité au-delà de l’âge légal de la retraite, il peut perdurer encore pendant cinq ans.

Il est possible de le résilier sous certaines conditions fixées par la loi.

Le montant maximum des primes est limité aux montants maxima qui sont déductibles des impôts.

Cette condition doit être respectée dans le cas de l’ouverture de plusieurs troisièmes piliers pour une seule personne.

Troisième pilier libre (3b)

Toutes les personnes résidant en Suisse peuvent contracter ce type d’assurance vie.

Il présente l’avantage d’avoir une durée qui se fixe librement.

Il n’y a pas de plafonnement sur les primes versées et il est possible de souscrire plusieurs troisièmes piliers.

Dans certains cantons, il peut être en partie déductible de l’impôt.

Souscrire une assurance vie auprès d’une banque ou d’une assurance

Le troisième pilier peut être souscrit dans des établissements bancaires ou chez des assureurs. Certaines différences sont à prendre en compte suivant votre choix.

Si vous souscrivez un contrat auprès d’une assurance, vous bénéficiez de certains avantages.

L’argent que vous investissez est garanti même en cas de faillite de la compagnie.

Vous bénéficiez d’un taux d’intérêt technique garanti. En cas de faillite personnelle, le capital est insaisissable durant la vie du contrat.

En cas de décès, les bénéficiaires perçoivent le capital garanti qui était prévu au contrat, sans aucuns frais de succession.

Enfin, un contrat souscrit auprès d’une assurance comporte une assurance « libération de prime ».

Cela signifie qu’en cas d’incapacité de gain et après un certain délai d’attente, c’est la compagnie qui va se substituer à vous pour payer les primes jusqu’à la fin du contrat.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici